L'Institut supérieur des hautes études en développement durable (ci-après l'« ISHÉDD ») a pour mission de former des diplômés spécialisés en environnement, niveaux Master et Ph.D., selon des standards qui respectent les besoins et la réalité de la société marocaine. Cette mission s'inscrit dans un contexte où le respect des principes de saine gouvernance applicables à la gestion et au fonctionnement des établissements universitaires est essentiel. Le conseil d'administration de l'ISHÉDD (ci-après le « Conseil ») exerce ses pouvoirs dans le respect de cette mission. Il agit dans le respect des principes de gouvernance reconnus afin de renforcer la gestion de l'établissement en visant à la fois, notamment, l'efficacité, l'efficience, la transparence, la responsabilité et l'imputabilité.
Le Code d'éthique et de déontologie des membres du conseil d'administration de l'ISHÉDD (ci-après le « Code des administrateurs ») a pour objet d'établir des règles de conduite applicables aux membres du Conseil en vue de maintenir et de promouvoir l'intégrité, l'objectivité et la transparence dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions à titre d'administrateurs, de façon à préserver leur capacité d'agir au mieux des intérêts et de la mission de l'ISHÉDD et à inspirer la plus entière confiance du public.
Dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, le membre du Conseil est tenu de se conformer aux règles de conduite prescrites par le Code des administrateurs ainsi qu'aux devoirs et obligations prescrits par les lois, les règlements, les lettres patentes de l'ISHÉDD.
Le Conseil et le Comité de gouvernance et d'éthique de l'ISHÉDD (ci-après le « Comité de gouvernance et d'éthique ») sont responsables de l'application du Code des administrateurs.
Le membre du Conseil doit, dans l'exercice de ses fonctions, agir avec intégrité, indépendance, loyauté et bonne foi au mieux des intérêts de l'ISHÉDD, et avec soin, diligence et compétence, comme le ferait une personne raisonnable en pareilles circonstances.
Il doit organiser ses affaires personnelles de telle sorte qu'elles ne puissent nuire à l'exercice de ses fonctions.
Le membre du Conseil ne doit pas confondre les biens de l'ISHÉDD avec les siens. Il ne peut utiliser les biens, ressources matérielles, physiques ou humaines de l'ISHÉDD à son profit personnel ou au profit d'un tiers, à moins d'avoir obtenu une autorisation préalable du Conseil sur recommandation du Comité de gouvernance et d'éthique.
Le membre du Conseil est tenu à la discrétion sur ce dont il a connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions et est tenu, à tout moment, de respecter le caractère confidentiel des renseignements ainsi reçus.
Il ne peut utiliser à son profit personnel ou au profit d'un tiers les renseignements obtenus dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions.
La confidentialité à laquelle est tenu le membre du Conseil n'est pas exigée si :
Le membre du Conseil doit éviter de se placer dans une situation de conflit entre son intérêt personnel et ses devoirs d'administrateur.
Sans restreindre la généralité de la notion de conflit d'intérêts et à seule fin d'illustration, constitue une situation de conflit d'intérêts, notamment :
Le membre du Conseil qui est un Dirigeant ou un membre du Personnel de l'ISHÉDD ne peut, sous peine de déchéance de sa charge, avoir un intérêt direct ou indirect dans un organisme, une entreprise ou une association qui met en conflit son intérêt personnel et les devoirs de ses fonctions. Toutefois, cette déchéance n'a pas lieu si cet intérêt lui échoit par succession ou par donation, pourvu qu'il y renonce ou en dispose avec diligence.
Si un intérêt décrit à l'article 8.3.1 du Code des administrateurs lui échoit par succession ou par donation, le membre du Conseil qui est un Dirigeant ou un membre du Personnel de l'ISHÉDD doit le divulguer dès que possible. Cette divulgation se fait en remplissant le formulaire joint au Code des administrateurs en annexe A.
À compter de la date où l'intérêt décrit à l'article 8.3.1 du Code des administrateurs lui échoit, et jusqu'à la renonciation ou à la cession de l'intérêt, le membre du Conseil qui est un Dirigeant ou un membre du Personnel de l'ISHÉDD doit s'abstenir de participer aux discussions et aux décisions concernant l'organisme, l'entreprise ou l'association en question et se retirer de toute réunion pendant les discussions et les votes à ce sujet.
Le membre du Conseil tenu de se retirer conserve néanmoins le droit d'être présent durant une partie de la séance pour présenter ses observations.
Le membre du Conseil, autre que celui qui est un Dirigeant ou un membre du Personnel de l'ISHÉDD, qui a un intérêt direct ou indirect dans un organisme, une entreprise ou une association qui met en conflit son intérêt personnel et celui de l'ISHÉDD doit, sous peine de déchéance de sa charge suivre la procédure mentionnée ci-après à l'article 8.4.2 du Code des administrateurs.
Le membre du Conseil, autre que celui qui est un Dirigeant ou un membre du Personnel de l'ISHÉDD, qui se trouve dans une situation de conflit d'intérêts doit le divulguer dès que possible. Cette divulgation se fait en remplissant le formulaire joint au Code des administrateurs en annexe A.
Le membre du Conseil, autre que celui qui est un Dirigeant ou qui est membre du Personnel de l'ISHÉDD, qui se trouve dans une situation de conflit d'intérêts doit s'abstenir de participer aux discussions et décisions concernant l'organisme, l'entreprise ou l'association en question et se retirer de toute réunion pendant les discussions et les votes à ce sujet.
Le membre du Conseil tenu de se retirer conserve néanmoins le droit d'être présent durant une partie de la séance pour présenter ses observations.
Le membre du Conseil qui en fait partie à titre de membre du Personnel de l'ISHÉDD doit quitter toute séance pendant la durée des délibérations et du vote sur toute question concernant les négociations relatives aux conditions de travail, à la convention collective ou au contrat collectif de travail en tenant lieu qui le régit ou qui régit d'autres membres du Personnel de l'ISHÉDD. Il en est de même d'un Dirigeant ou d'un Cadre ayant participé à de telles négociations ou encore qui est visé par des conditions de travail sur lesquelles le Conseil doit délibérer ou voter.
Le membre du Conseil doit refuser de recevoir une faveur, un service, un avantage, un bénéfice ou un cadeau. Il peut toutefois accepter une marque d'hospitalité, un témoignage de courtoisie, un cadeau de nature symbolique ou d'une valeur modeste conforme aux usages et pratiques du milieu. En aucun cas, il ne peut recevoir personnellement un don en espèces.
Le membre du Conseil doit, dans la prise de ses décisions, éviter de se laisser influencer par des offres d'emploi.
Le membre du Conseil doit prendre ses décisions indépendamment de toute considération politique partisane.
Le membre du Conseil qui a cessé d'exercer ses fonctions à titre d'administrateur doit se comporter de façon à ne pas tirer d'avantages indus de sa charge antérieure.
Dans l'année qui suit la fin de sa charge d'administrateur, un membre du Conseil qui détient des renseignements non disponibles au public au sujet d'une procédure, d'une négociation ou d'une autre opération à laquelle l'ISHÉDD est partie, ne peut donner des conseils ni agir au nom ou pour le compte d'autrui relativement à cette procédure, cette négociation ou cette autre opération.
Pendant la même période et dans les circonstances prévues à l'article 12.2, les membres du Conseil ne peuvent traiter avec la personne qui y est visée.
Le secrétaire général reçoit et tient les dossiers relatifs à l'application du Code des administrateurs. De plus, le secrétaire général agit à titre de personne ressource sur les questions de déontologie et d'éthique auprès du Comité de gouvernance et d'éthique.
Le Comité de gouvernance et d'éthique dont le mandat et les pouvoirs sont précisés à la Charte du Comité de gouvernance et d'éthique de l'ISHÉDD, jointe au Code des administrateurs en annexe C, reçoit et traite les déclarations d'engagement et de conflits d'intérêts et les dénonciations d'irrégularités. Il décide des mesures à prendre en ce qui a trait aux déclarations de conflits d'intérêts, le cas échéant. Il formule des recommandations au Conseil quant aux mesures provisoires à prendre et quant aux sanctions applicables en ce qui a trait aux dénonciations d'irrégularités, le cas échéant.
Sur demande, avec l'appui du secrétaire général, le Comité de gouvernance et d'éthique émet des avis sur l'interprétation et l'application du Code des administrateurs.
Le Conseil, sur recommandation du Comité de gouvernance et d'éthique, impose les mesures provisoires et détermine les sanctions applicables, le cas échéant.
Dans les trente (30) jours suivant l'entrée en vigueur du Code des administrateurs, ou dans les trente (30) jours de son entrée en fonction, et au plus tard le 30 septembre de chaque année par la suite, le membre du Conseil doit déclarer avoir pris connaissance du Code des administrateurs, en comprendre le sens et la portée et s'engager à le respecter. De plus, il doit divulguer tout intérêt direct ou indirect qu'il détient dans un organisme, une entreprise, une association, un contrat ou une transaction susceptible de créer un conflit d'intérêts. L'obligation de divulguer est également applicable en cours d'année, dès que survient une situation de conflit d'intérêts. Les déclarations d'engagement et de conflits d'intérêts se font en remplissant le formulaire joint au Code des administrateurs en annexe A.
Toute personne qui a des motifs sérieux de croire qu'une irrégularité au Code des administrateurs a été commise peut dénoncer la situation au Comité de gouvernance et d'éthique en remplissant le formulaire de dénonciation d'irrégularités joint au Code des administrateurs en annexe B et en le remettant au secrétaire général, accompagné de tous les documents disponibles et pertinents.
Par ailleurs, une dénonciation d'irrégularités peut être faite de façon anonyme en vertu de la Procédure sur la dénonciation d'irrégularités adoptée par le Conseil et jointe au Code des administrateurs en annexe D.
Toutes les déclarations de conflits d'intérêts, les dénonciations d'irrégularités, ainsi que toutes les demandes d'avis sont reçues et traitées dans la plus stricte confidentialité.
L'identité du dénonçant demeure confidentielle. Elle est également protégée contre toute forme de représailles dans la mesure où la dénonciation d'irrégularités a été faite de bonne foi et avec des motifs raisonnables.
Le secrétaire général analyse les déclarations de conflits d'intérêts et soumet au Comité de gouvernance et d'éthique les cas de conflits d'intérêts lorsqu'il estime que leur contenu nécessite que des mesures ou des précautions soient prises.
Dans un tel cas, l'administrateur ayant formulé la déclaration de conflits d'intérêts est entendu par le Comité de gouvernance et d'éthique. Ce dernier décide ensuite des mesures ou des précautions que doit prendre le membre du Conseil visé, le cas échéant. Le secrétaire général en informe par écrit le membre du Conseil visé.
Sur réception d'une dénonciation d'irrégularités, le secrétaire général effectue une analyse préliminaire et formule ses recommandations au Comité de gouvernance et d'éthique quant à sa recevabilité.
Une dénonciation d'irrégularités qui est jugée non-fondée est déclarée irrecevable. Dans un tel cas, le secrétaire général en informe par écrit le Dénonçant.
Suite à l'analyse préliminaire, lorsque la dénonciation d'irrégularités est jugée recevable, le secrétaire général informe par écrit le membre du Conseil visé de l'existence de la dénonciation d'irrégularités, du contenu de ses allégations et de la tenue d'une enquête.
Lorsque le Comité de gouvernance et d'éthique estime qu'une dénonciation d'irrégularités est recevable, il tient une enquête au cours de laquelle le membre du Conseil visé par la dénonciation d'irrégularités est entendu.
Ce dernier peut être accompagné de la personne de son choix lorsqu'il rencontre le Comité de gouvernance et d'éthique. La personne qui l'accompagne n'a toutefois aucun droit de parole.
Dans le cadre du processus d'enquête, le secrétaire général est chargé de recueillir toute l'information nécessaire au traitement du dossier. Il peut notamment consulter tout document ou dossier pertinent à l'enquête et rencontrer toute personne concernée ou impliquée. Il peut également s'adjoindre tous les experts que le Comité de gouvernance et d'éthique juge appropriés.
Dans le cas d'une situation nécessitant une intervention rapide, pendant la durée de l'enquête sur une dénonciation d'irrégularités ou pendant la durée de l'analyse d'une déclaration de conflits d'intérêts, des mesures provisoires peuvent être imposées par le Conseil sur recommandation du Comité de gouvernance et d'éthique.
Lorsque la dénonciation d'irrégularités vise un membre du Conseil qui est membre du Comité de gouvernance et d'éthique, le Conseil doit, dans les meilleurs délais, pourvoir temporairement à son remplacement au sein du Comité de gouvernance et d'éthique pour la durée de l'enquête. Dans l'hypothèse où la déclaration d'irrégularités est par la suite jugée non fondée, le membre du Comité de gouvernance et d'éthique visé réintègre ses fonctions.
Au terme de l'enquête, lorsque le Comité de gouvernance et d'éthique estime qu'une dénonciation d'irrégularités s'avère fondée, il formule ses recommandations au Conseil quant aux sanctions applicables.
Le Conseil donne ensuite au membre du Conseil visé par la dénonciation d'irrégularités l'occasion de présenter son point de vue. Ce dernier peut être accompagné de la personne de son choix lorsqu'il rencontre le Conseil. La personne qui l'accompagne n'a toutefois aucun droit de parole.
Par la suite, le Conseil décide des sanctions à appliquer et le secrétaire général en informe par écrit le membre du Conseil visé.
Une irrégularité au Code des administrateurs peut donner lieu à un avertissement, une réprimande, une demande de corriger la situation qui a généré l'irrégularité, ou encore, si le manquement est grave ou s'il y a refus de donner suite à la décision du Conseil demandant la correction d'une situation, à une demande de révocation par l'autorité compétente.
Toute personne peut demander un avis au Comité de gouvernance et d'éthique sur l'interprétation ou l'application du Code des administrateurs.
Le Code des administrateurs entre en vigueur dès son adoption par le Conseil.
Tous les membres du Conseil doivent, dans les 30 jours de l'entrée en vigueur du Code des administrateurs ou dans les 30 jours de leur entrée en fonction, remplir les sections :
Ces sections doivent également être remplies à nouveau annuellement, au plus tard le 30 septembre.
Toute personne qui a des motifs sérieux de croire qu'une irrégularité au Code des administrateurs a été commise peut dénoncer la situation au Comité de gouvernance et d'éthique en remplissant le présent formulaire et en le remettant au secrétaire général, accompagné de tous les documents disponibles et pertinents.
Le conseil d'administration (ci-après le « Conseil ») de l'Institut supérieur des hautes études en développement durable (ci-après l'« ISHÉDD ») exerce ses pouvoirs dans le respect de la mission universitaire de l'ISHÉDD, c'est-à-dire l'enseignement, la recherche, le développement et les services à la collectivité.
Il agit dans le respect des principes de gouvernance reconnus afin de renforcer la gestion de l'ISHÉDD en visant à la fois, notamment, l'efficacité, l'efficience, la transparence, la responsabilité et l'imputabilité.
Pour s'acquitter d'une partie de ses tâches, le Conseil constitue, entre autres, un comité de gouvernance et d'éthique (ci-après le « Comité ») qui s'intéresse principalement aux règles et aux pratiques de gouvernance, aux questions relatives à la déontologie et à l'éthique, à l'évaluation du fonctionnement du Conseil et de ses membres, ainsi qu'à la formation de ces derniers.
En vertu de la Charte du Comité de gouvernance et d'éthique de l'ISHÉDD (ci-après la « Charte »), le Comité a notamment comme responsabilités d'élaborer des règles de gouvernance et d'éthique régissant la conduite des affaires de l'ISHÉDD, et d'évaluer les pratiques en vigueur en matière de gouvernance tant au sein du Conseil qu'au sein de la communauté universitaire de l'ISHÉDD en général.
Outre les pouvoirs qui lui sont conférés par le Code d'éthique et de déontologie des membres du conseil d'administration de l'Institut supérieur des hautes études en développement durable (ci-après le « Code des administrateurs ») et par le Code d'éthique de la communauté universitaire de l'Institut supérieur des hautes études en développement durable (ci-après le « Code d'éthique de l'ISHÉDD »), les pouvoirs et les fonctions exercés par le Comité sont les suivants :